Classé dans : Exercices
Au Québec comme ailleurs dans les pays industrialisés, à peine 5% des personnes de 65 ans et plus sont en bonne ou en excellente condition physique. La pratique régulière d’exercices n’est pas encore entrée dans les moeurs. Mais ça ne saurait tarder.
“Les aînés sont encore peu conscients des bienfaits liés à l’activité physique. Ils craignent de se blesser, de faire une chute ou de trop solliciter le coeur, note Isabelle Dionne, responsable du programme de doctorat en gérontologie de l’Université de Sherbrooke. Même les médecins, jusqu’à tout récremment, leur disaient de se ménager. Pourtant l’activité physique peut éliminer ou réduire tellement de bobos. C’est normal d’être essouflé et d’avoir des courbatures.”
Le tiers des personnes âgées bougent quand même un peu. Une fois par semaine ou plus, ils marchent, jardinent, pataugent ou dansent. C’est mieux que rien, mais ça ne suffit pas. “Ce genre d’activité ne permet pas de développer aussi efficacement la force et l’endurance musculaire, la flexibilité et l’aptitude aérobique et l’équilibre que ne le feraient un entraînement physique spécifique et régulier, ou des activités encadrées”, indique le comité scientifique de Kino-Québec, dans un avis publié en 2002.
Les recommandations? Trente minutes d’activités soutenues trois fois par semaine. “C’est un minimum. Il faut être essouflé, mais capable de tenir une conversation”, précise mme Dionne. SI on ajoute à cela des exercices de flexibilité et de force musculaire (comme le recommande le Guide d’activité physique canadien pour les aînés), on tape dans le mille. “Malheureusement, la musculation est souvent négligée”, ajoute-t-elle.
Un programme d’entraînement complet permet de retarder le déclin lié au vieillissement. Même si on s’y prend sur le tard. Les effets se font sentir en quelques semaines à peine. “On a plus de facilité à transporter nos sacs d’épicerie, monter les escaliers, attacher nos lacets, s’étirer pour prendre quelque chose sur une tablette.”
Bouger est aussi bon pour la tête. Selon Kino-Québec, l’activité physique contribue à la préservation de certaines facultés cognitives (comme la mémoire), au soulagement des symptômes reliés à la dépression et améliore le sommeil et l’humeur. “Les gens actifs ont une vie sociale plus satisfaisante”, souligne Isabeble Dionne.
La population vieillit, mais bouge un peu plus, note la spécialiste. “On fait beaucoup de sensibilisation. C’est en amélioration, même si on ne le voit pas encore dans les statistiques. On est sur la bonne voie.”
Classé dans : Exercices
L’exercice stimule le métabolisme
Une lectrice cette fois, Eliette, me demande s’il est vrai que l’exercice freine la baisse du métabolisme due à l’âge. Réponse : oui.
Rappelons que le métabolisme représente la dépense calorique minimale de notre organisme au repos. Parce que nous perdons du muscle en prenant de l’âge, le métabolisme tend à ralentir puisque la cellule musculaire, même au repos, est une grande consommatrice de calories.
Un métabolisme plus lent signifie que , jour après jour, on dépense moins de calories.
Résultat: on engraisse. En faisant de l’exercice régulièrement, on préserve sa masse musculaire, ce qui freine le ralentissement du métabolisme. Une raison de plus pour bouger à tout âge.
Classé dans : La recherche
Une étude menée par Lundbeck (partenaire avec Teva Pharmaceutical Industries Ltd) vient d’annoncer les résultats de la phase III du projet ADAGIO au 12th Congress of European Federation of Neurological Societies qui vient d’avoir lieu à Madrid, en Espagne. L’étude ADAGIO avait été mise sur pied pour vérifier si le médicament Azilect pouvait retarder la progression de la maladie de Parkinson. Selon les récents résultats, l’absorption d’un comprimé de 1 mg par jour (rasagiline) produit des effets cliniques significatifs chez les patients l’ayant pris dès le début de l’étude comparativement au groupe de patients ayant attendu neuf mois avant de le prendre.
Au Québec, plusieurs personnes atteintes de la maladie prennent déjà Azilect. Les neurologues le prescrivent dès le début des premiers signes de la maladie ou encore avec la levodopa quand la maladie est plus avancée. Pour en savoir davantage sur ce sujet, consulter le site www.michaeljfox.org
Au Québec, plusieurs personnes prennent déjà de l’Azilect une fois par jour. Certaines ont dû l’abandonner en raison d’effets secondaires difficiles. Comme tout médicament, Azilect ne peut convenir à toutes les personnes atteintes de Parkinson.
Texte disponible en anglais sur le site www.michaeljfox.org